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Les violences psychologiques

Pourquoi le thème de la violence psychologique entre partenaires ?

Lorsqu’il est question de violence entre partenaires, cela évoque d’emblée les formes physiques ou sexuelles de violence dans le couple. Pourtant, la violence psychologique est fréquente, et ses conséquences sont tout aussi dramatiques. Selon une étude de l’Agence des Droits fondamentaux de 2014 (lien), les conséquences fréquentes de ce type de violence sont :
– limiter la liberté de mouvement de l’autre
– la jalousie ou la méfiance
– exercer un contrôle économique
– faire en sorte à ce que l’autre manque d’estime de soi ou soit angoissé(e)(Directement ou indirectement ; par exemple via les enfants)

Une étude récente d’equal.brussels (lien) a montré que 52,8% des femmes bruxelloises interrogées ont subi au moins 1 forme de violence psychologique au cours de leur vie. Les formes les plus fréquentes étaient le ‘rabaissement et l’humiliation’ et ‘le fait de se mettre en colère lorsque vous parlez avec un autre homme ou une autre femme’’.

Selon cette étude, les conséquences les plus fréquentes de la violence entre partenaires sont des sentiments de vulnérabilité, des problèmes relationnels, une perte de confiance en soi et l’insomnie.

Bien que ces formes de violence soient fréquentes et aient de graves conséquences, beaucoup de victimes ont du mal à chercher de l’aide ou à entreprendre des démarches pour se dépêtrer de leur situation. Ainsi par exemple, seulement 13 % des femmes ayant été victimes de violence entre partenaires ont fait appel à de l’aide médicale, 7,4 % à de l’aide psychologique et 1,4% à de l’aide juridique.  En ce qui concerne les déclarations à la police, il ressort des statistiques de criminalité de 2018 que dans toute la Région de Bruxelles-Capitale, 1.171 cas de violence psychologique entre partenaires ont été enregistrés.

Sur un plan juridique, la violence psychologique entre partenaires est punissable tout comme les autres formes de violence entre partenaires selon la loi du 24 novembre 1997. Le code pénal considère la violence commise envers le partenaire comme une circonstance aggravante. La loi du 5 mai 2012 a permis que, même sur la base d’une menace, une interdiction de résidence peut être infligée à la personne qui constitue un danger pour ses cohabitants.